Le train fou de la BNS

BNS

Combien de temps peut-on imprimer des billets et acheter des actions avec sans que personne ne se rende compte de rien?

Et lorsque ce moment survient, que se passe-t-il?

C'est avec ces questions en tête que je reçus, comme beaucoup d'autres je pense, la nouvelle selon laquelle la BNS était désormais dépositaire de plus d'actions Facebook que Mark Zuckerberg.

Dans ces moments de doute où Facebook est dans la tourmente - non pour avoir vendu des données, ce qui est son fonds de commerce depuis le premier jour, mais pour avoir vendu des données au bénéfice de la campagne de Trump, ce qui mérite l'enfer(1) - la nouvelle est prise par le petit bout de la lorgnette:

Mark Zuckerberg a eu le nez creux en vendant de gros paquets d'actions de Facebook dans les trois mois précédant l'éclatement du scandale Cambridge Analytica qui a fait plonger le cours. Avec comme conséquence que la Banque Nationale Suisse (BNS) détient désormais plus d'actions que le fondateur du réseau social, relève la HandelsZeitung.

La banque centrale helvétique détient à la fin mars un peu plus de 8,93 millions de valeurs contre 8,91 millions pour Mark Zuckerberg. La BNS est encore loin des principaux actionnaires du réseau social et elle n'a aucune chance de prendre le contrôle du groupe.

En effet, la BNS détient des titres de classe A, qui donnent droit à un vote et au versement d'un dividende. Mark Zuckerberg garde le contrôle de Facebook grâce à ses actions de classe B, qui lui accordent dix voix pour chaque valeur en sa possession. Ces titres ne sont pas cotés et sont détenus en majorité par le fondateur de Facebook ainsi que sa direction et ses employés.

Il faut probablement avoir suivi de longues études de journalisme pour parvenir à ne pas comprendre les faits qui s'étalent ainsi devant nos yeux. Encore pire, lesdits faits sont rassemblés en fin d'article par le pigiste de service pour donner un peu de "contexte":

Quant à la valeur de la participation détenue par la BNS, elle s'est ressentie des soubresauts du cours sur les marchés puisque sa valeur s'est contractée de 147 millions de dollars. Pas de quoi inquiéter les responsables des investissements de la banque centrale, puisqu'elle détient près de 62 milliards en actions américaines dans environ 2600 entreprises.

On a heurté un petit iceberg, les gars, mais pas de quoi paniquer, ce navire est insubmersible!

N'ayant pas fait de longues études de journalisme, je vais prendre le problème autrement. Comment se fait-il que la BNS possède 8,93 millions d'actions Facebook, pour commencer? Et 62 milliards en actions américaines dans environ 2600 entreprises américaines, pour continuer? Et, au fait, d'où sort cet argent?

La fièvre acheteuse de la BNS

Comprendre ce qui se trame derrière ce petit article anodin mérite de l'être, car il dessine un avant-goût de tout ce qui va se passer en Suisse dans les prochaines années, et qui affectera pour toujours le destin financier de notre pays.

Abordant enfin le sujet suivant l'angle de la BNS plutôt que de Facebook, la RTS présente d'intéressantes infographies pour décrire comment elle détient plus de 54 milliards de dollars d'actions américaines. Malheureusement, le journaliste s'embourbe ensuite dans des polémiques stériles sur le fait que la BNS possède des actions Monsanto ou de sociétés d'armement. Cela peut sans doute donner du grain à moudre à certains, et grand bien leur fasse, mais le problème principal n'est pas là, et vous allez vite comprendre que les actions Monsanto ou autres seront bientôt le cadet de nos soucis.

Revenons à la courbe:

evolution_actions_BNS.jpg
Évolution de la valeur et du nombre des actions BNS au cours du temps

Quelques remarques s'imposent.

  • La sympathique hausse de la courbe représente la valeur de toutes les actions détenues, mais le nombre d'actions détenues par la BNS augmente lui aussi au fil du temps. Autrement dit, si la courbe monte, c'est en partie parce que les actions valent plus, mais aussi parce que la BNS achète de plus en plus d'actions.
  • La courbe ne présente que la période 2013-2016. Donc depuis deux ans, on ne sait pas ce qui se passe (je vous gâche la surprise: la BNS achète toujours plus).
  • Les valeurs indiquées ne montrent que les actions américaines.

En devenant un des plus gros acteurs financier du marché boursier américain, la BNS a dû se soumettre à des obligations de la SEC, le gendarme des marchés boursier, notamment des obligations de transparence, d'où la publication de données qui font la joie de ceux qui les mettent en page.

Mais une question vous brûle sans doute la langue à ce stade: avec quel argent la BNS peut-elle acheter ces incroyables fortunes d'actions américaines hors de prix, dans des milliers de sociétés d'outre-Atlantique?

La réponse est évidente: de l'argent sorti de nulle part. Des francs suisses créés ex-nihilo. La planche à billets, en somme.

Comment, et pourquoi

Il faut déconstruire le problème pour comprendre comment il est apparu, et vers quoi il nous mène.

La BNS est devenu un des plus grands boursicoteurs du monde. Elle crée des milliards de francs suisses à foison et les emploie pour acheter des actions sur plusieurs bourses. Et encore, le terme de boursicoteur est trop flatteur: un boursicoteur essaye d'acheter et de vendre dans l'idée de générer un profit. La BNS, elle, achète et ne vend rien, et ne vise pas le profit.

Elle s'affranchit d'autant plus librement de cet objectif qu'à l'inverse d'une banque privée, elle n'a aucun impératif de gestion ni de rendement. Grâce en soient rendus à tous ceux qui ont souhaité une banque centrale "indépendante" (ce que la BNS n'est pas, nous y reviendrons) les directeurs de la BNS agissent en toute impunité. La BNS fait ce qu'elle veut.

bns,monnaie,bourseBien entendu, personne ne dira cela officiellement. Officiellement, on vous dira que la BNS agit dans le cadre de son mandat - "se laisser guider par l’intérêt général du pays et donner la priorité à la stabilité des prix en tenant compte de l’évolution de la conjoncture." Ce salmigondis mandat est tellement flou qu'il lui permet dans les faits de faire absolument n'importe quoi! Qui pourrait prouver que l'achat de milliards de dollars d'actions américaines n'est pas dans l'intérêt général du pays? Après tout, la Suisse commerce avec les États-Unis, donc si l'économie américaine va bien, celle de la Suisse ira bien aussi. CQFD.

Le raisonnement est parfait parce qu'il ne souffre d'aucune limite. On peut étendre le raisonnement à toute économie de la planète, de la Nouvelle-Zélande au Yémen. On peut étendre le raisonnement à n'importe quel montant en milliards. Et il n'y a pas de remise en question possible ni de délai dans le temps à respecter, parce que "l'intérêt général" est absolument impossible à mesurer.

Les socialistes adeptes de "la finance qui profite à tous" seront aux anges.

Pourquoi agir ainsi? À mon avis, c'est pour des raisons politiques.

Entre 2011 et 2015, la BNS arrima le franc suisse à l'euro - et nulle autre monnaie - avant d'y renoncer tout aussi abruptement. Mais elle ne revint pas à la raison pour autant. L'abandon du peg lui donna les coudées franches pour accomplir sa "mission" aussi librement que possible, sans rendre de compte à quiconque. Pendant un certain temps elle acheta en masse des devises étrangères. Depuis, elle emploie cette liberté à créer de la monnaie et acheter des actions avec, partout et à n'importe quel prix, pour soutenir les cours des grandes bourses mondiales.

Il faut être d'une indécrottable naïveté pour croire que la BNS agisse ainsi dans l'intérêt de la Suisse, évidemment. En réalité, la Banque Centrale Européenne, la FED et la BNS sont dirigées par la même coterie de banquiers internationaux eux-mêmes de mèche avec l'élite politico-financière occidentale ; leur objectif à tous est que le système tienne le plus longtemps possible, et d'en profiter. La BNS est un atout de choix dans leur stratégie: c'est sans doute la Banque Centrale qui agit le plus librement vis-à-vis de ses autorités politiques de tutelle.

Mais les manipulations touchent à leur fin.

Le trou d'air

Les choses vont devenir nettement moins amusantes lorsque la bourse américaine baissera. Il est possible que pendant un certain temps la BNS elle-même parvienne à maintenir les apparences, mais les difficultés sont clairement devant nous.

Que se passerait-il si la BNS vendait? Elle provoquerait l'effondrement des cours. Elle ne peut pas vendre (et n'en a aucune envie).

Que se passera-t-il lorsque les cours baisseront malgré toutes les tentatives de la BNS pour colmater les brèches? Le bilan de la banque s'écroulera, creusant un trou en milliards, un trou que rien ni personne ne parviendra à combler.

Il est possible - il est certain - que tous les fonds propres de la BNS y passeront. La BNS aura le triste privilège d'être une banque centrale avec des fonds propres négatifs. La BNS est une société de droit privé ; une société de droit privé doit alors reconstituer son capital par un apport des actionnaires (les Cantons, qui devraient chacun débourser quelques milliards au débotté), faire suffisamment de profit pour ressortir la tête de l'eau (impossible dans un marché baissier), ou être liquidée (un scénario à écrire mais qui coûtera probablement, au minimum, toutes les réserves d'or encore possédées par la Suisse).

Face à cette singularité, toutes les conséquences sont possibles, y compris les pires, mais dans tous les cas, la crédibilité financière du pays sera en miettes, et il est probable qu'il en sorte ruiné.

Aujourd'hui, la BNS a placé en action sur les marchés financiers américains près de 12'000 dollars par habitant de notre pays, sans débat ni vote populaire, et les marchés entrent dans une zone de turbulences.

Tout va très bien se passer.

Stéphane Montabert - Sur le Web et sur LesObservateurs.ch, le 3 avril 2018

(1) Pour l'anecdote, le profilage Facebook avait été un outil essentiel de mobilisation de la campagne Obama en 2012, mais comme c'était pour le camp du Bien, aucun problème.

18 commentaires

  1. Posté par Robert le

    Economiesuisse a raison: il faut une Suisse souveraine (https://www.europapolitik.ch/fr)
    La BNS doit n’acheter que des actions suisses et placer son argent dans l’immobilier suisse. Il faut prêter aux seuls Suisses. Bravo Monsieur Montabert, vous avez tout compris. La BNS aux Suisses! S’il faut réduire le bilan, il faut vendre toutes les participations étrangères et ensuite augmenter très fortement les taux d’intérêt. Les Suisses pourront comme cela bénéficier d’une très bonne rémunération de l’épargne. Les propriétaires vendront (à perte) car ils ne pourront plus payer leurs dettes, mais la BNS achètera. L’important est que l’argent reste en Suisse.

  2. Posté par Baron d'Bobard le

    Par ses achats, la BNS soutient de grandes entreprises étrangères.
    Les PME Suisses ne bénéficient pas de ces largesse. De plus elles sont soumise à la concurrence d’entreprises dont les actions sont gonflées par les achats des banques centrales.
    Le tissu industriel souffre de cette politique monétaire idiote et les politiciens n’y comprennent rien.

  3. Posté par toyet le

    Hi hi hi c’est très simple vous effacez 500 milliards dans la colonne de gauche et de droite en même temps fastoche la comptabilité. l’argent n’a de valeur que par sa contrepartie, pensez aux baronnes qui donnaient de leurs personnes pour un bout de lard.Les socialistes veulent détruire notre pays, bravo c’est bientôt fait. C’est vous qui l’avez voté!

  4. Posté par Jacque Martin le

    @Stephane Montabert. Si je n’ai pas mentionné le fait que ce soit les cantons et les communes qui détiennent la majorité du capital de la BNS il est certain par contre qu’une partie du capital « flottant » est en main allemande qui spécule sur le titre et qui n’en a rien à faire du dividende de CHF 15.–

  5. Posté par SD-Vintage le

    @ Stephane Montabert le 4 avril 2018 à 19h59
    Cela pourrait-il servir à faire baisser le cour du Franc ?

  6. Posté par Stephane Montabert le

    @SD-Vintage: en quelque sorte. Mais un fonds souverain qui ne vise pas à faire fructifier sa masse sous gestion, mais seulement à soutenir les marchés financiers internationaux ; et qui ne repose sur rien d’autre que sur de la monnaie-papier.

    La catastrophe à venir – et méritée – serait amusante à contempler de loin, si elle n’impliquait notre système de retraite, notre épargne et notre monnaie.

    Quant à l’idée d’un fonds souverain, je l’avais abordée ici:
    http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2015/02/12/etrange-obsedante-idee-fonds-souverain-suisse.html

    @Jacques Martin: l’essentiel du capital de la BNS est détenu par les Cantons. Il existe une petite partie flottante qui peut s’échanger sur les bourses, mais ces actions n’octroient aucun dividende ni ne permettent, à ma connaissance, d’avoir la moindre influence sur la banque. Historiquement, des particuliers avaient des parts de la BNS, ils voyaient cela comme une façon patriotique de posséder un morceau de Suisse. Je pense donc que le « cours de la BNS » est totalement spéculatif, et à la rigueur lié à la célébrité de cette institution auprès de ceux qui souhaiteraient acheter quelque chose d’original.

    @Peter K: jusqu’à quand? À mon avis, la perspective d’une réélection de Trump, mais la coque craquera peut-être avant. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

  7. Posté par Bugsy le

    Hello Pater,

    Voici le message que j’avais envoyé à ce journaliste du Temps. Dis moi ce que tu en penses, ton avis m’intéresse.
    Tu trouveras, à la suite, l’article de l’Agefi dont je t’ai parlé écrit par le chef économiste de l’UBS Daniel Kalt (dont la prose n’est pas plus chaleureuse que le nom) qui a a remplacé son regretté prédécesseur Andreas Höfert.

    À très bientôt Pater, fais mijoter l’idée dont je t’ai parlé.

    en r-b-r

    M-T

    Bonjour,

    J’ai lu votre article « Sans la livre sterling, le franc compte un allié de moins » et souhaiterais réagir, ou émettre une idée, selon moi trop peu souvent évoquée dans les médias.

    Comme vous le mentionnez dans votre article, la BNS (et par extension la Suisse) est assise sur une poudrière. Elle a la main prise dans l’engrenage et se voit contrainte de gonfler sans cesse son bilan pour ne pas (trop) mettre en péril le franc et l’économie suisse. Et les taux négatifs présentent maintenant plus de contraintes pour les fonds de pension et le risque immobilier qu’il n’effrayent les investisseurs étrangers réduisant encore la palette des interventions classiques dont dispose notre banque centrale.

    On constate que les fluctuations du franc, qui semble monter inexorablement, se traduisent soit par une croissance du bilan de la BNS toujours plus grande, soit par des pertes colossales et dont le potentiel grandit à mesure que les réserves s’accumulent. La symétrie à ces pertes pour la BNS et l’économie, ce sont des gains faramineux pour tous les investisseurs étrangers (autrement dit – dont la devise de référence n’est pas le CHF) qu’ils soient simplement des investisseurs en recherche de stabilité ou des spéculateurs s’attaquant activement à notre devise dans de grand paris à la hausse.

    On peut comparer toutes ces interventions d’achats de devises pour faire baisser le franc à un celles d’un aérostier qui chercherait à ajuster la hauteur de son ballon qui chute dangereusement. Imaginons que cet aérostier dispose de sacs replis de billets de 1000.- s’il veut reprendre de l’altitude, il doit larguer du poids et va jeter par-dessus bord des sacs remplis de dizaines de million de francs suisses. La BNS fait exactement la même chose (au sens près – elle souhaite faire baisser le franc). Elle va donc larguer des centaines de sacs de francs… sauf qu’elle se charge en échange d’autant de sacs d’euros ou d’obligations européennes ! Avec ces euros échangés, la banque a à présent à sa disposition un pouvoir de rachat pour tous les francs « jetés par-dessus bord » à cours stable. Et ça les marchés le savent, ils ne sont pas idiots. Ainsi fait l’altitude de notre aérostier T. Jordan, ou le cours du CHF, ne va pas beaucoup changer, surtout si la situation de fond a radicalement changé les dernières années entre l’économie de la Suisse et celle de la zone euro. La véritable variable d’ajustement qui se profile pour la BNS apparaît aujourd’hui comme étant des pertes massives.

    Sachant que de telles pertes sont une des principales soupapes qui relâchent la pression qui s’accumule sur la BNS et sur le franc (à moins d’un enflement continu du bilan) pourquoi la banque ne ferait-elle pas comme les pompiers lorsqu’ils s’attaquent aux incendies de forêt, en allumant des contre feux. Je veux dire par là, sachant de telles pertes presque inéluctables, pourquoi ne les déclencherait-elle pas elle-même, délibérément ! Et d’une manière qui ferait qu’elles profiteraient, non pas à des investisseurs et spéculateurs étranger, mais à la Suisse et ses habitants qui par leur travail ont contribué intégralement à la force du franc. Un moyen qu’elle pourrait mettre en œuvre à cette fin serait de racheter sur les marchés des titres d’emprunts de la Confédération plutôt que des devises et de déclarer unilatéralement et définitivement qu’elle n’en réclamera pas le remboursement à l’échéance.

    Cette manière de faire a de nombreux avantages : premièrement la BNS ne devient pas ainsi comme la BCE ou la Fed un moyen pour le gouvernement de se financer, faute de recettes fiscales suffisantes. La BNS ne faisant ainsi qu’alléger le poids d’une dette contractée dans le passé, passé durant lequel l’économie toute entière a contribué au renforcement du franc. Deuxièmement les multiples dates d’échéances existantes pour les emprunts de la Confédération, entre 1 et presque 60 ans, permettraient de moduler largement l’impact d’une telle action et éviterait que celle-ci n’en reste qu’à un effet d’annonce. Par ailleurs, les comptes de la Confédération étant excédentaires depuis de nombreuses années, la période pour une telle action est la meilleure qui soit puisque qu’elle apparaîtrait comme une récompense plutôt qu’un moyen de combler des déficits récurrents. De plus cela permettrait d’envisager des investissements extraordinaires et répartis dans le temps dans des infrastructures et autres atouts qui ont fait la réussite du pays comme la recherche ou la qualité de l’environnement. Enfin annuler de la dette est la meilleure manière de répartir les « dividendes » d’un franc fort puisque la répartition se calque exactement sur l’effort de contribution exigé de chacun par la société à travers les impôts.

    Après tout, c’est exactement ce qu’a fait la Fed, suivie par la BCE et d’autres banques centrales à cela près et c’est là tout la différence que leurs gouvernements respectifs ont terriblement besoin de ces liquidités nouvelles tant leurs budgets sont déficitaires. Autant jouer, à notre avantage, avec les règles du jeu que les autres nous ont imposé. Il n’y a aucune raison de considérer le franc fort que comme une calamité, sur laquelle personne n’a le pouvoir d’agir. Je préfère le voir comme la récompense des effort fournis par les citoyens et l’économie, le relatif sérieux de la gestion de nos deniers publics et comme une formidable opportunité pour la Suisse de poursuivre son développement et ses investissements dans la sens d’une prospérité profitant à tous.

  8. Posté par SD-Vintage le

    Finalement la BNS est une sorte de fond souverain qui ne dit pas son nom

  9. Posté par coocool le

    Pourquoi ne pas créer un fonds souverain comme la Norvège, qui permettrait de financer l’AVS à long terme ! Plutôt que d’investir dans des actions, il faudrait diversifier par un investissement dans des infrastructures ou de l’immobilier notamment et d’avantage d’or, comme la Chine ou la Russie.

  10. Posté par Peter K le

    @pépé le moko, la Bns a bradé à vil prix environ le 40% de notre stock à nous suisses, si elle avait attendu 1-2 ans de plus, il n’y avait pas d’urgence, elle aurait pu faire 2X le prix minima, mais elle est dirigée par des escrocs, des ordures, aux ordres de Soros et companie, leur job étant d’affaiblir et si possible détruire la place financiere suisse, n’est ce pas calamity micheline, widmer stroumpf, etc…

  11. Posté par Peter K le

    Les illuminattis sont aux commandes, au peuple d’en baver, pardon aux esclaves, corveables et manipulables a merci? Jusqu’a quand?

  12. Posté par Michel Vasionchi le

    Comme quoi la BNS …ne perd pas la face …;-)

  13. Posté par pépé le moko le

    je ne comprends rien a la finance et aux capitaux.
    Je sais cependant que seul l’ or physique, les lingots ont une valeur réelle.
    Je crois me souvenir qu’il y a quelques années la BNS a bradé une importante quantité d’or.
    Qui peut en dire plus a ce sujet ?

  14. Posté par Le Taz le

    Bravo pour aborder ce sujet central

  15. Posté par Jacques Martin le

    Est-ce les investissements ahurissants dans Facebook ou autres valeurs à la mode qui ont fait passer le cours de l’action de la BNS de CHF 1’550.00 environ il y a une année, à plus de
    CHF 8’000.00 à ce jour ? Bien peu de titres ont évolué de façon si spectaculaire en bourse suisse !

  16. Posté par Fleeps le

    A part ça j’ose pas imaginer notre deuxième pilier, les taux d’intérêt, le social, le prix du kilo de carottes etc……hoooo j’imagine la Cesla sans travail en train de faire la manche….ou l’ada en train d’arpenter les trottoirs….plus sérieusement….dans une situation extrême…la Suisse comme tous les pays surpeuplés au kilomètre carré…..c’est foutu, reste l’Amérique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, enfin les pays à faible immigration.

  17. Posté par L'expatrié le

    Effectivement, le massacre est devant nous, et comme toujours c’est la classe moyenne qui va trinquer.
    Il est proprement scandaleux que nos politiques laissent faire notre BNS qui va à grand pas vers le précipice.

  18. Posté par Fleeps le

    On sait pas ou on va……mais on y va

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (150'216 commentaires retenus sur 9'675'514, chiffres au 25 septembre 2017) un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.