Récits du chômage

Stéphane Montabert
Suisse naturalisé, Conseiller communal UDC, Renens
Chômage

Le chômage n'arrive pas qu'aux autres. Mettant à profit ma propre expérience à ce sujet, il m'a paru intéressant de partager avec de nombreuses personnes rencontrées lors de cette période difficile et de rendre compte de leurs témoignages.

Jeunes, vieux, licenciés de fraîche date ou non, personnel en charge de la réinsertion, tous font état d'une réalité dont les médias parlent peu. Elle est pourtant bien là et pour les malheureux jetés dans la précarité, les effets peuvent être ravageurs. Mais avant de réformer les assurances sociales, il faut aussi comprendre où en est réellement le marché du travail...

chomage.png

Chiffres trompeurs

"Le chômage est bas en Suisse", explique Julien*, qui travaille dans une caisse de chômage, "mais les chiffres sont erronés. La réalité est différente du beau temps permanent sur lequel brodent les médias en brandissant les statistiques macro-économiques. Il existe de multiples façons de tricher pour embellir la situation."

"Par exemple, la loi sur le chômage a changé en 2010 pour réduire la durée d'indemnité de deux ans à environ un an et demi. Cela a eu un effet mécanique sur le taux de chômeurs, puisque ceux qui sortent du chômage ne sont plus comptabilités dans les statistiques, même s'ils pointent à l'aide sociale.
- Mais c'est magique! Il suffit de diminuer la période d'indemnité du chômage pour diminuer le nombre de chômeurs!
- Il faudrait être naïf pour croire qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Moi, je serais politicien, je passerais la durée d'indemnité à un an et ça diminuerait instantanément le taux de chômage d'un tiers. Les médias crieraient au génie. Mais dans la réalité, les chômeurs en fin de droit se déversent dans l'aide sociale, avec une situation encore plus précaire."

"Il y a aussi les stages d'occupation, les cours, les formations..." poursuit Julien. "Ces diverses activités sont financées par le chômage, mais sans qu'il ne lui en coûte grand-chose ; par exemple, la caisse verse la même indemnité à un individu employé dans une cantine industrielle dans le contexte d'un programme de retour à l'employabilité, que s'il restait chez lui. Les cours de remise à niveau en langue sont réellement facturés, en revanche, mais sont aussi relativement bon marché, et s'étendent sur une durée assez longue."

"L'intérêt, c'est que pendant que le demandeur d'emploi se livre à toutes ces activités, il ne compte pas dans les chiffres du chômage. Il est occupé. Et il y a dans le canton [de Vaud], en permanence, des centaines de personnes qui disparaissent ainsi des statistiques."

Ressources humaines

Marcia* raconte comment elle s'est fait licencier. "Un jour de semaine comme un autre, je suis convoquée sans crier gare par les Ressources Humaines (RH). Aucun ordre du jour n'est mentionné. Devant la salle de réunion, trois collègues. L'un d'eux, plus cynique que nous, voit tout de suite clair: On nous convoque à quatre, sans motif, alors qu'on bosse dans des équipes différentes... On va probablement nous dire qu'on est virés."

Les autres restent incrédules, sans réussir à avancer d'autre explication plausible. Le malaise est d'autant plus grand que la société va très bien. Son action bat des records et tout le monde a du travail par-dessus la tête. Alors, pourquoi faire perdre leur emploi aux gens? Mais la réunion survient, interrompant la discussion. Elle confirmera les inquiétudes: le licenciement est prononcé.

"La froide mécanique est lancée" raconte Marcia. "Aucune faute n'est reprochée. La direction a simplement décidé de réduire l'effectif du site. Les victimes recevront une prime liée à l'ancienneté, mais celle-ci est conditionnelle ; elle n'est acquise que si l'employé part sans faire de vagues. Une carotte bien mise en avant pour éviter de traîner l'affaire devant le Tribunal de prud'hommes.
- Et tu n'as pas fait appel à eux alors?
- Bien sûr que non. Personne ne l'a fait. Certains se sont renseignés sur leurs droits mais commencer une période de chômage par un procès n'est pas très engageant. Et même une victoire n'aurait pas évité la recherche d'un nouvel emploi. En fin de compte, ils tiennent le couteau par le manche. Il n'est jamais bon de se fâcher avec son précédent employeur, qui peut être contacté par le suivant au cours du processus de recrutement."

Marcia discute avec un responsable des RH plus loquace qu'à l'accoutumée. Il laisse échapper que les départs "naturels" de l'année représentent juste 10% de l'effectif de la société, à une personne près. "Comme les années précédentes. Il est vrai qu'en licenciant davantage, l'entreprise devrait alors se livrer à un plan social. Celui-ci la soumettrait à diverses contraintes, en plus de verser des primes de départ plus élevées que le deal qui nous a été proposé. Donc les licenciements sont calculés chaque année pour passer juste sous l'écran radar."

"De nombreux postes sont ouverts dans des succursales en Union Européenne ou plus loin encore, avec un descriptif de poste strictement identique à l'emploi que j'occupais. Sans doute le hasard", conclut Marcia avec un sourire grinçant. "En Suisse, à mon niveau hiérarchique, la société n'a plus embauché personne depuis six ans."

Chercheur d'emploi professionnel

Tonio* travaille au sein de la Genève Internationale. Habitué à enchaîner les contrats à durée déterminée, la recherche d'emploi fait partie de son quotidien. Il explique comment le processus de recrutement fonctionne, histoire de briser toute illusion. "Il faut comprendre que les places sont disputées. Très disputées."

"Imaginons qu'un poste soit ouvert, une vraie annonce, pas une fausse pour laquelle le poste est déjà pourvu par piston ou promotion interne. Les responsables du recrutement reçoivent plusieurs centaines de CV, des volumes parfois hallucinants. Dans un premier tri, la plupart sont écartés - des gens qui ont postulé pour beurre, ou dont le profil est vraiment trop éloigné des exigences du poste. Reste encore une centaine de CV potables, des candidats qui pourraient faire le job. Et là, il faut commencer à réfléchir un peu."

Tous les critères sont possibles, tant qu'ils permettent de sélectionner. "Être disponible immédiatement peut être un atout, les RH n'aiment pas attendre. Mais souvent ils écartent les chômeurs identifiés comme tels, en particulier ceux de longue durée." Sinon il y a aussi "l'âge, les qualifications, l'expérience préalable dans le secteur d'activité, le sexe, la présence de divers mots-clés... Les critères sont arbitraires, mais tout le monde s'en fiche. Le but est de réduire la pile par n'importe quel moyen."

Et bien sûr la tâche est finalement accomplie. "Au bout du compte, les RH soumettent au manager une liste de cinq profils préférés, avec une réserve de quelques autres au cas où. Ensuite, c'est à chacun de jouer sa partition en entretien."

"Ce qu'il faut retenir de tout cela", résume Tonio, "c'est que la recherche d'emploi est concurrentielle à un point que les gens n'imaginent même pas. On partait de 100 candidats sérieux sur une annonce ; seulement 5 rencontreront l'employeur. Franchement, les 95 autres auraient aussi bien convenu. Donc, si tu vois une annonce qui te décrit parfaitement - exigences, expérience, caractère, secteur d'activité, que sais-je encore - ne deviens pas dingue si l'entreprise ne daigne même pas te téléphoner. La réalité toute simple, c'est que même si le poste semble fait pour toi, tu n'as que 5% de chances d'arriver à l'entretien."

Des organismes chargés d'accompagner les demandeurs d'emploi corroborent cette description. Les postulations doivent être travaillées pour parvenir à "convertir" 5% d'entre elles en rencontres formelles - une sur vingt, sachant qu'elles ne déboucheront pas toutes, et de loin, sur une promesse d'embauche. Rares sont ceux qui atteignent ce taux.

La vraie concurrence

Un proche me fait part d'un poste aperçu dans le quotidien 24Heures. Bizarrement, l'annonce n'est pas accessible en ligne. Elle ne mentionne qu'une adresse postale. À notre époque, cela paraît incroyable. Même si le descriptif du poste ne colle pas vraiment, je postule par acquis de conscience. Je suis invité à un entretien. Bonne pioche.

Je rencontre le directeur de la branche romande d'une PME alémanique. "Nous cherchons toujours du monde", m'explique-t-il. Malheureusement, il apparaît assez vite que le poste ne convient pas. Tant pis. Mais je profite de l'occasion pour poser la question qui me brûle la langue. "Vous avez publié votre annonce dans le feuillet Carrières de 24 Heures. Version papier uniquement. Pourquoi?
- C'est délibéré. Nous avons essayé plusieurs canaux, divers portails et sites de petites annonce, jobup, etc. mais nous ne trouvions pas les gens que nous souhaitions.
- Comment cela?
- Trop de réponses, trop de n'importe quoi. À chaque fois, nous recevions plusieurs centaines de dossiers candidats. Des postulations venues de l'Europe entière. Portugal, Grèce, Espagne, France... Traiter et filtrer tout cela était infernal. Moi, je veux quelqu'un qui connaisse la région et s'y déplace, qui puisse rencontrer nos partenaires industriels.
- Quelqu'un qui lirait la version papier de 24Heures...
- Exactement. Quelqu'un qui habite sur place."

Méditant sur ces propos, je quitte l'entretien en ayant pour la première fois un aperçu de la concurrence à laquelle est confrontée le demandeur d'emploi helvétique.

Sous-enchère salariale

Les ORP disposent de leurs propres bases de données où les employeurs potentiels peuvent directement publier leurs offres d'emploi. Pourquoi s'embêter à passer par de coûteux portails spécialisés lorsque l'administration propose le même service, gratuitement? Ce que les candidats ignorent, en revanche, c'est que la fiche d'emploi remplie par l'employeur contient plus de champs que ce qu'ils voient sur le site officiel, pour des raisons de statistiques ou de contextualisation. Parmi ces champs se trouve le salaire estimé pour le poste. Et on assiste à de drôles de choses.

"Le phénomène est relativement nouveau", explique Pierre*, informaticien dans l'administration. "Disons, quelques années tout au plus. Mais il prend rapidement de l'ampleur. Des sociétés ont publié des offres d'emploi avec un niveau de salaire très inférieur à ce qui se faisait jusque-là pour ce genre de poste. Vraiment. Pas un salaire annuel en bas de la fourchette, comme on pourrait l'imaginer pour un junior, mais quelque chose de totalement hors-cadre, des dizaines de milliers de francs de moins que l'intervalle habituel."

Mais il y a pire. "Bien entendu, cela a suscité de nombreux débats à l'interne. Certains conseillers ont jugé bon de contacter des entreprises concernées pour les avertir: Monsieur, nous avons vu votre annonce, je dois vous prévenir que le niveau de salaire que vous proposez n'est pas dans la moyenne de la rémunération pour ce genre d'activité dans votre branche...
- Et alors?
- Et alors? Les gens au bout du fil ont poliment pris note de leur remarque, et répondu qu'il n'était pas question de changer quoi que ce soit. En gros, les recruteurs s'en fichent. À partir du moment où ils reçoivent des profils convenables et acceptant le salaire proposé, de leur point de vue, il n'y a pas de problème."

Chasse aux jeunes, chasse aux vieux

Les jeunes galèrent. Suivant l'exemple de la France, ils doivent enchaîner des emplois bidons et des missions payées à coup de lance-pierre avant de parvenir, de plus en plus tard, à décrocher une position stable. Les entreprises hésitent rarement à profiter de la situation, se disant qu'un jeune pourra compter sur sa famille en cas de coup dur. Un jeune trouvera facilement un emploi - un emploi peut-être minable et sans rapport avec ses qualifications, mais un emploi tout de même.

Les choses sont différentes pour les gens plus âgés, une frontière franchie de plus en plus tôt. Avant le problème n'apparaissait que vers le milieu de la cinquantaine, maintenant il intervient à la fin de la quarantaine. Les ateliers de formation de retour à l'emploi débordent littéralement de travailleurs plus âgés qui s'épuisent à retrouver un emploi, la plupart du temps sans succès. Mais le marché du travail n'a aucune pitié. Pour chaque poste, parmi les innombrables candidatures, les RH privilégient quasiment toujours les postulants plus jeunes. Question d'image et de dynamisme. Alors, pour avoir une chance, il faut lâcher du lest. Beaucoup de lest.

Olga*, experte en conseil de carrière, confirme: "la Suisse est pleine de cadres dans la quarantaine qui s'imaginent les rois du pétrole et pensent qu'ils peuvent réclamer des rémunérations princières en changeant de poste. Au chômage, en abordant la recherche d'emploi de cette façon, la catastrophe est assurée. Ils doivent réaligner rapidement leurs exigences. C'est mon job de leur faire comprendre qu'ils doivent s'attendre à une baisse de 30% de leur niveau de vie, au minimum, lorsqu'ils essayent de se trouver un nouvel emploi."

Jeanne*, employée depuis trente ans dans une grande entreprise, explique le changement de paradigme. "Il n'y a tout simplement plus de respect de l'employé en Suisse. Avant, un licenciement était un traumatisme pour les deux parties, le signe d'un échec, un peu comme un divorce. Mais depuis quelques années ce sentiment a disparu. Les salariés ne sont plus qu'une variable d'ajustement. Le nombre de licenciements sans faute ni raison économique explose. Plus personne n'a la moindre certitude, même s'il fait bien son travail. Cela me terrifie."

Conclusion: une transformation silencieuse, mais violente, du marché du travail

Ces rencontres m'ont beaucoup appris. Auparavant, je pensais comme bien des gens sans doute que la recherche d'emploi n'était qu'une question de volonté. Avec un peu de persévérance, le poste serait au bout du chemin. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Précipitée par des délocalisations, la recherche d'emploi est un processus long, compliqué, et, disons-le, franchement injuste.

En Suisse, les dés sont pipés. Le chômeur local affronte une concurrence venue d'Europe entière. Des gens persuadés que la Suisse va mieux que leur pays d'origine - ce n'est pas difficile - et qui tentent sans relâche de rejoindre l'eldorado helvétique. Ils sont favorisés en cela par une législation qui les met sur un pied d'égalité avec les autochtones, lesquels se retrouvent vulnérables.

Le résultat se concrétise sous la forme d'une furieuse sous-enchère salariale. Si un poste vacant reste en Suisse, il y aura toujours un Européen pour essayer de le reprendre à des conditions défiant toute concurrence. Les Suisses doivent s'aligner par le bas alors qu'ils sont écrasés par le coût de la vie, les loyers et l'assurance-maladie - des contraintes que les frontaliers évitent, ou que les étrangers découvrent après coup une fois le contrat signé. Mais même dans ce cas, les mécanismes sociaux financés par les Suisses pourront toujours leur venir en aide.

Pour les employeurs, au contraire, la situation est idéale: ils ont à disposition un bassin de 500 millions d'habitants où piocher pratiquement au prix qu'ils veulent. La préférence cantonale est une vaste plaisanterie. La situation les rend terriblement exigeants. Ils ne tolèrent pas la plus petite variation par rapport au portrait de leur candidat idéal et n'hésitent pas à annuler entièrement un processus de recrutement s'ils n'ont pas déniché la perle rare. Plus besoin non plus de dépenser de l'argent dans des notions surannées comme la formation continue ; il suffit de licencier et de remplacer.

Beaucoup de Suisses pensent que le chômage ne les concerne pas. S'ils ont la chance d'avoir raison, grand bien leur fasse. Les autres auront la stupeur de découvrir une jungle d'où ils ne sortiront pas indemnes, dans l'hypothèse heureuse où ils ne finissent pas à l'aide sociale. Mais tant que la Suisse reste ouverte aux quatre vents, correspondant aux souhaits de l'alliance sacrée entre les administrateurs de grands groupes et les politiciens mondialistes, il y a peu de chance que les choses changent. Et chacun risque de le comprendre dans une période où il subira cette situation de plein fouet.

*: Prénom fictif.

Stéphane Montabert - Sur le Web et sur LesObservateurs.ch, le 25 janvier 2018

21 commentaires

  1. Posté par SD-Vintage le

    « Jeanne* (…) Le nombre de licenciements sans faute ni raison économique explose. »
    En fait il y a toujours une raison économique.
    Il y a des postes à pourvoir en Allemagne paraît-il.

  2. Posté par Dr Leilah le

    Triste réalité, quinqua j’ai accepté un poste payé moins qu’un junior
    Docteur en sciences 25 ans d expérience ( R&D)..je suis venue pour un poste d’expert, mais la réalité est que je devais obéir a une junior (diplômée d’une école de commerce), qui connaissait le grand CEO du groupe de luxe ( ils viennent de l’ile des millionnaires…). Quelques semaines pour réaliser que cette collègue avait beaucoup d’ambitions et le directeur me dit « fais ce qu’elle dit, elle sait qu’elle fait » copié /collé la concurrence ? Ca va vite, mais…
    Un jour, je fus convoquée suite à sa plainte pour…. Esprit de compétition.. ?? son premier poste..et elle sent experte !! Pourtant..c’est technique et scientifique…Je tombe des nues…mais on l’écoute, du fiel derrière un sourire miel…Ils ont un témoin…cette collegue qui venait de passer la nuit chez moi…je n’en reviens pas..On m’évite..ensuite
    et je me fais virée très vite, un jour où je me rebelle avec véhémence. ..je suis au placard..plus d’email plus rien et mon poste est modifié…Au placard sauf pour un dossier trop technique complexe avec l’avocat du groupe qui apprecie …12 ans d’expertise ne s’improvise pas en trois lectures…Enfin…je suis venue je me suis installée sans aide dans le jura suisse et aujourd’hui…
    Chômage mais pas de droit j’étais consultante en France, isolement avec mon enfant, il me reste 10 CHF sur mon compte…et je n’ai pas droit à l’aide d’urgence, je n’avais pas à payer mon loyer…dit l’assistante sociale…allez au carton du cœur… ! aie je ne pensais pas vivre cet enfer…cette humiliation…je réalise que certains gosses de riches..n’ont aucune éthique…
    la RH pffff…le directeur copain du papa CEO d’un autre groupe……vivant dans les beaux quartiers parisiens ! Ne me parlez pas de CV etc..c’est le PEDIGREE qui importe!!
    c’est horreur juste l’horreur..

  3. Posté par Gubelmann le

    En fouillant sur internet je suis tombé sur une interview d’une commissaire de l’UE qui à répondu à la question du Made in … Que va t’il devenir? La réponse est très claire.
    – Il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y plus de politique intérieur national. Il n’y a plus que des politiques Européenne qu’il faut partager avec une souveraineté commune. Super ! Donc plus de made in Switzerland, plus made in Germany, plus de made in France juste du made in Europe. Je ne pense pas que les patrons d’entreprises Suisses soient soient d’accord avec ça. A moins que les patrons Suisses acceptent que le made in Swiss soit mis au même niveau que le made in Roumania (par exemple).
    Mon frère est dans le management d’une grande boîte Suisse dit… Tant que le Made in Swiss sera et restera à ce niveau nous nous en sortirons. La qualité se paye. Mais… il y a du boulot pour vendre nos fabrication de qualité.
    Concernant les montres, je me demande combien de mouvements de montres de luxe sont vraiment fait chez nous et non en Chine. J’ai acheté une Swatch en pensant qu’elle était fabriquée complètement chez nous, mais le vendeur m’a dit que les mouvements ne sont pas fabriqués en Suisse. Mais en Chine… Tout fout l’camp!
    On a vraiment du souci à se faire avec ces commissaires de l’UE.
    Tient… Commissaires… Ça fait penser à l’ex URSS avec ses commissaires politiques qui dénonçaient leurs compatriotes qui ne faisaient, pas toujours des écarts à la la dictature, mais qui finissaient au Goulag parce que un de ces malades leur trouvaient toujours des poux.
    A quand les camps de redressement dans l’UE?

  4. Posté par bdr le

    Bussy: le swissmade à déja disparu, tous ces mec qui se ventent de porter une montre Suisse alors qu’elle est faite essentiellement par des gaulois et le travail de gaulois est une insulte à la qualité Suisse.

  5. Posté par bdr le

    Pierre-Henri Reymond: tout à fait d’accord avec vous, chez nous le gouvernement dit pompeusement les CEFEJ et nous les ateliers doccupation du chomage (période a ne surtout pas mettre sur un CV). A la fin de la période on doit remplir un « questionnaire de satisfaction » a remplir selon les prescriptions du chef de secteur, moi j’ai rempli à MA manière et ça m’a couté des indemnités, pour l’orp tout ce qui compte c’est les chiffres des statistiques pour justifier leur budget (ce sont des fonctionnaires après tout).

  6. Posté par bdr le

    Ca fait du bien d’entendre autre chose qu’un menteur sur le sujet du chomage. j’ai été 3 fois au chomage et à chaque fois je me suis senti comme un repris de justice en face des co…ards de l’orp., le plus regrettable aujourd’hui c’est cette manière de chercher du travail à la française ou à l’englo-klaxonne arrogante au possible qui ne correspond pas la Suisse. La maison negrière nommée Kelly service m’a clairement fait comprendre que n’étant pas français je ne l’intéressait pas, l’orp a réagi en n’obligeant plus les chomeurs à s’inscrire chez tous les negriers et je ne m’étalerai pas sur le problème que constitue les « RH » qui, en Suisse Romande sont bientot tous Gaulois.

    Dans le canton ou je vis, 56% des gens qui travaillent sont des gaulois vivant en Gaule, certaines entreprises comptent 0 Helvètes patron compris et travaillent selon les lois d’un autre pays(lEURSS), ce n’est pas de la concurrence mais une invasion, avec la complicité du gouvernement qui se fout éperduement du patriotisme économiquement incompatible avec leur lèchage de fions européistes.
    Entre le frontalier qui nous pique le boulot et qui s’offre un niveau de vie de ministre et le clandos qui fume tout le budget du social en te regardant encore de traviaule dans ta rue et que t’a pas decroché un seul entretien en 9 mois tu commence à reflechir; clodo (c’est interdit dans ce pays), voleur (j’ai pas mes entrées en politique), trafiquant (quoique le marché est saturé par les albaniais) ou activiste strèmegauchoudroite (j’ai encore un minimum d’amour propre)? Les perspectives d’avenir ne sont pas large pour un Helvète non spécialisé professionnellement.
    Merci les politiques pro européennes, le vivre ensemble et toutes ces foutaises de marchands de pantalons à une jambe cosmopolites .

  7. Posté par Liberté et patrie le

    Nous allons nous appovrir et c’est voulu avec la complicité de notre gouvernement.
    Les syndicats ne peuvent pas nous aider ni notre gouvernement dépendant de l’Union qui va nous écraser si on accepte pas les conditions de leurs règles. Ils veulent écraser les Anglaises et ils feront la même chose avec nous, ils sont déjà en bon chemin. Destruction de la place financière Suisse par l’abandon du secret bancaire et l’automatisation des données bancaires.
    Les gangsters ont déjà trouvés d’autres contournements, alors ces lois, ils sont pour qui?

  8. Posté par Peter K le

    Helas la triste réalité voulue par nos politicards, nous devons etre un des seul pays au monde ou n’importe qui peut obtenir un job sans un visa de travail préalable accorde par l’Etat, visa qui serait qui serait la moindre des choses et seulement si un suisse ne correspond pas au poste, mais je reve….Une piste potentielle, l’expatriation, Asie, Australie, Amerique, ou les seniors suisses sont rechercher pour leurs compétences et notre « swiss made », bon courage!

  9. Posté par Hotch le

    100 % d’accord avec les situations décrites.
    Le plus ahurissant est de voir les syndicats se battre pour défendre la libre invasion.
    Ceux qui versent une part de leur salaire pour financer de tels escrocs devraient se réveiller avant d’être remplacés.

  10. Posté par Sam Fisher le

    Bravo pour cet article. Terrifiant de verité. Vous pouvez passer de cadre à l’assistance sociale en moins d’une année. Mais avant d’arriver au social vous aurez tout perdu, y compris votre santé. Le chômage est une expérience traumatisante que je souhaite à tous les bobos et autres cadres dynamiques du PLR qui prendront conscience de la violence du processus. Résiliation de la libre-circulation garantie après le tour de manège.

  11. Posté par Jacques le

    Je ne peux vous dire qu’une chose: si je n’avais pas retrouvé un boulot, je serais probablement devenu un anarchiste…et très dangereux !

  12. Posté par Yolande.C.H. le

    On peut se demander si la Suisse, avec ses modalités de fonctionnement économique, ne devient pas plus profitable aux étrangers qu’aux suisses eux-mêmes. Elle attire les entreprises et chaînes étrangères qui s’installent sur le territoire autant pour un administratif simplifié que pour des taxations moins élevées, peuvent vendre leur production à de bien meilleurs prix et, grâce à la libre circulation, peuvent abaisser les salaires, des salaires qui restent extrêmement confortables pour les ressortissants étrangers qui gardent un pied dans leur pays d’origine : on compte certainement plus de propriétaires parmi eux (cf. l’inquiétude de tous ceux qui n’ont pas déclaré leurs biens immobiliers au fisc suisse), alors que bien des suisses doivent vendre leurs biens pour pouvoir vivre décemment dans leur pays.

  13. Posté par Pierre-Henri Reymond le

    Outre ce que les commentaires disent de l’article, j’ajoute un détail frappant! L’expression « stage d’occupation temporaire » contient un mot révélateur: occupation! Il évoque la crèche, la petite école, les bambins. Oui, cette expression est représentatif de la caste que je nomme « la maîtresse d’école ». Telle cette employée du « bureau des autos » (il a changée de nom) qui m’écrit pour me féliciter d’avoir, « dans un esprit citoyen » rendu mon permis de conduire. Je revoyais le petites pommes vertes, jaunes et rouge de mon carnet scolaire de 1950.

  14. Posté par Jacques le

    Correction: je n’ai retrouvé un emploi qu’en 1972 !

  15. Posté par Jacques le

    Excellent article ! J’ai perdu mon boulot en 1970 et je n’étais couvert ni par l’assurance chômage, ni par les services sociaux, J’avais alors 34 ans et j’ai vécu (chichement) pendant deux ans sur mon épargne. Je peux attester que ce fut extrêmement démoralisant et destructeur. Par chance je suis ressorti du tunnel en 1970, mais c’était avant le début de la globalisantion. Maintenant elle est là et bien là ! Je compatis avec nos chômeurs, qui ont affaire – et sont en concurrence – avec l’afflux massif de main d’oeuvre de l’UE et des « réfugiés » envahisseurs !

  16. Posté par Christian Hofer le

    La libre-circulation a fait tant de mal à la Suisse et les RH français qui engagent leurs propres compatriotes (expérience personnelle) n’ont aidé en rien.

    La Suisse n’a pas su protéger ses propres compatriotes et la France a su très bien magouiller pour ses intérêts.

    Autre scandale: l’équivalence des diplômes alors que les pays qui nous entourent n’ont pas les mêmes exigences.

  17. Posté par Christian Hofer le

    « Par exemple, la loi sur le chômage a changé en 2010 pour réduire la durée d’indemnité de deux ans à environ un an et demi. Cela a eu un effet mécanique sur le taux de chômeurs, puisque ceux qui sortent du chômage ne sont plus comptabilités dans les statistiques, même s’ils pointent à l’aide sociale. »

    Il me semble que cette diminution des indemnités est aussi liée à des abus, notamment par l’immigration balkanique. On nous disait à l’époque que les caisses étaient vides alors que l’on venait justement de subir cette immigration.

    On rappellera en outre que des chefs d’entreprises albanais ont volé la caisse du chômage Unia:

    https://lesobservateurs.ch/2017/05/22/unia-arnaque-au-chomage-lorsque-la-rts-reconnait-que-les-escrocs-sont-des-albanais/

    Ainsi que l’assurance invalidité:

    https://www.rts.ch/info/suisse/5047401-pas-de-nouvelles-rentes-avs-et-ai-au-kosovo.html

  18. Posté par Stefan le

    Merci pour cet article ! J’ai retrouvé un job alimentaire payé comme un étudiant à 13 jours de la fin de droit.. À 43 ans, études universitaires et tout. J’en suis sorti marqué avec un profond sentiment d’insécurité et d’irrespect vis-à-vis de l’employé.
    Et ce dont l’article ne parle pas, c’est le fastidieux processus de recrutement une fois un entretien décroché : 4 entretiens semble être la norme, mise en situation (plus de 2h!), tests psychologiques, présentation à l’équipe (vous avez intérêt à plaire à tout le monde), des délais parfois de plusieurs mois entre les entretiens (on doit clarifier le poste) et souvent se faire jeter alors que l’on est plus que deux.
    Bientôt il faudra repasser ses examens.
    Je suis dépité, autant pour moi mais surtout pour mes enfants, comment les motiver pour étudier et apprendre un métier ?

  19. Posté par Bussy le

    A terme, les Suisses seront tous au chômage ou au social et les entreprises tourneront avec des étrangers payés au lance-pierre…
    La qualité suisse aura disparu, les étrangers se sachant mal payés n’allant pas en faire trop….
    Et on retrouve toujours les mêmes responsables, les politiciens mondialistes, de gauche comme de droite et du centre, qui roulent pour les banksters et les milliardaires !
    Cerise sur le gâteau, ces politiciens mondialistes faisant en plus massivement venir des parasites qui ne travailleront jamais, le chômage et le social s’écrouleront…
    Allô quoi…. mais allô !!!!

  20. Posté par Peter Bishop le

    Excellent article ! Merci Mr Montabert ! Je sors de 3 ans de chômage, fin de droit et tout le toutim et je me retrouve complètement dans ces témoignages.

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (150'216 commentaires retenus sur 9'675'514, chiffres au 25 septembre 2017) un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.